Les quotas de PVT France-Corée du Sud s’épuisent en quelques jours chaque année. Si vous souhaitez préparer un séjour en Corée du Sud, il faut vous organiser le plus tôt possible. Je vous détaille tout : checklist d’éligibilité, étapes de procédure avec le KVAC, budget mensuel, jobs accessibles et démarches ARC.

Qu’est-ce que le PVT Corée du Sud ?

Le PVT (Programme Vacances-Travail) Corée du Sud, aussi appelé visa Working Holiday H-1, permet aux jeunes voyageurs de combiner découverte culturelle et expériences professionnelles jusqu’à 12 mois après la date d’obtention du visa sur le territoire de certains pays partenaires. Il existe donc un visa bilatéral entre la France et la Corée du Sud, ouvrant aux jeunes ressortissants français les portes d’un pays ultramoderne, dynamique et passionnant. 

Principe du Programme Vacances-Travail

Le PVT Corée du Sud repose sur un accord entre les gouvernements français et sud-coréen visant à favoriser les échanges culturels et linguistiques chez les 18-30 ans. Les participants peuvent séjourner jusqu’à 12 mois (prolongeable une fois sous conditions), travailler légalement pour financer leur voyage et explorer librement le pays sans restrictions touristiques strictes. Contrairement à un visa purement touristique, il autorise l’emploi à temps partiel dans de nombreux secteurs, avec un maximum de 20h/semaine hors vacances scolaires.

Pourquoi choisir la Corée du Sud en PVT ?

  • Pays ultra-sécurisé avec des infrastructures modernes ✅
  • Un marché du travail dynamique valorisant les langues étrangères ✅
  • Une grande richesse culturelle dépaysante ✅
  • Engouement croissant chez les jeunes Français (nombre de PVT doublé depuis 2019) ✅
  • De nombreux retours d’expérience positifs ✅
  • Diversité des paysages et climats ✅
  • Un vrai bonheur pour les amateurs de randonnées et de montagnes ✅

Conditions pour obtenir le PVT Corée du Sud

  • Âge : 18-30 ans révolus (31 ans max au dépôt)
  • Nationalité : Française (ou belge/canadienne selon quotas)
  • Fonds financiers : 3 000 € minimum sur relevés bancaires des 3 derniers mois
  • Assurance voyage complète : Couverture rapatriement + soins (min. 30 000 €)
  • Casier : Un casier judiciaire vierge (extrait bulletin n°3) est impératif, sans condamnation à plus d’un an de prison
  • Diplôme : Baccalauréat minimum
  • Langue : Coréen non obligatoire, anglais basique recommandé
  • Lettre de motivation : Expliquer votre projet PVT (obligatoire)

Ces critères garantissent que le PVT reste un programme d’échange culturel pour jeunes motivés, sans expérience spécifique requise.

Liste des documents obligatoires à fournir

  • Passeport valide minimum 6 mois après retour prévu + photocopie
  • Formulaire de demande de visa H-1 (téléchargeable sur le site du KVAC) signé
  • 2 photos d’identité récentes (3,5×4,5 cm, fond blanc)
  • Justificatif de fonds financiers : relevés bancaires 3 derniers mois (min. 3 000 €)
  • Attestation d’assurance voyage PVT (couverture 12 mois)
  • Billet A/R ou justificatif d’achat possible
  • Extrait casier judiciaire bulletin n°3 (daté <3 mois)
  • Certificat médical (modèle du KVAC, signé par un médecin)
  • Diplôme niveau baccalauréat (ou équivalent) + traduction si besoin
  • Lettre de motivation (1 page : expliquer son projet PVT, voyage/travail)

Comment faire sa demande de PVT Corée du Sud ?

La demande se fait exclusivement au KVAC Paris (56 Rue Crozatier, 75012 Paris). Prenez RDV en ligne dès l’ouverture des quotas (généralement mars pour la rentrée d’été). Déposez votre dossier complet sur place ; le traitement prend 5-15 jours ouvrables. Vous pouvez ensuite suivre l’avancement de la procédure sur le portail du KVAC avec votre numéro de référence. Une fois approuvé, récupérez votre passeport avec le visa H-1 (valable 3 mois pour entrer en Coréedu Sud). Prix fixe de la demande de visa : 60 €, non remboursable.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Dossier incomplet : oubli photocopies ou certificat médical → refus immédiat
  • RDV trop tardif : quotas épuisés en 1-2 semaines (France : 2000 places)
  • Fonds insuffisants : moins de 3000 € ou relevés <3 mois → rejet immédiat
  • Assurance inadaptée : sans rapatriement inclus ou couverture <30k€ 
  • Casier non vierge : bulletin n°3 obligatoire, même pour infractions mineures
  • Lettre de motivation vide : ne sous-estimez pas cette lettre de motivation, vous devez présenter un projet convaincant

Quotas, durée et règles du visa

ÉlémentFranceBelgiqueCanada
Âge requis18-30 ans18-30 ans18-30 ans
Quota annuel2 0002004 000
Durée max12 mois12 mois12 mois

La France dispose de 2000 places annuelles (épuisées rapidement, souvent en 1 semaine dès mars). La Belgique : 200 places ; le Canada : 4000 places. Les périodes d’ouverture se situent généralement entre mars et juin selon les années (renseignez-vous sur le site du KVAC). Premier arrivé, premier servi ! Je vous conseille de préparer votre dossier 2 mois à l’avance.

Le visa H-1 vous permet de rester 12 mois maximum sur le territoire coréen (prolongeable 6 à 12 mois supplémentaires sous certaines conditions : travail continu + fonds résiduels). L’entrée en Corée du Sud doit se faire dans les 3 mois suivant la délivrance du visa. Votre passeport sera tamponné par l’immigration à l’arrivée. Renouvellement possible une fois max (total 24 mois), via le service de l’immigration locale après 6 mois sur place.

Budget et coûts d’un PVT en Corée du Sud

Pour obtenir un PVT, les autorités demandent en général de justifier d’un budget minimum sur votre compte bancaire, souvent de l’ordre de quelques milliers d’euros (par exemple autour de 2 500–3 000 €) pour prouver que vous pouvez subvenir à vos besoins au début du séjour. Ce montant est vérifié via les relevés bancaires des derniers mois et vient s’ajouter aux autres frais de départ (billet d’avion, assurance, premiers logements, démarches).

En pratique, pour partir sereinement, il est conseillé d’avoir un “coussin” de départ plus confortable que le minimum exigé, en visant plutôt un budget total de plusieurs milliers d’euros qui couvre : billet aller simple ou A/R, assurance PVT 12 mois, premiers loyers et caution, transport depuis l’aéroport et dépenses du premier mois.

Exemple de budget mensuel en Corée du Sud

Voici un exemple de répartition de budget mensuel pour un PVTiste qui vit dans une grande ville (type Séoul), avec un mode de vie raisonnable :

  • Loyer (goshiwon ou petite chambre en colocation) : 350/400 €
  • Nourriture (courses + restaurants bon marché) : 400/600 €
  • Transports (métro/bus, quelques taxis) : 50/100 €
  • Téléphone + Internet : 30 €
  • Loisirs et sorties (cafés, bars, sorties culturelles) : 100/200 €
  • Divers / imprévus (santé, achats ponctuels, tourisme) : 100/150 €

Pour un PVTiste à Séoul avec un mode de vie simple mais confortable, on peut estimer un budget mensuel situé autour de 1 100 à 1 500 € par mois, en fonction du loyer, du rythme de sorties et des déplacements.

Travailler pendant son PVT en Corée du Sud

En PVT, le travail doit rester un complément du séjour, mais vous pouvez tout de même accéder à une large palette de petits boulots. Les secteurs les plus fréquents pour les PVTistes sont la restauration (serveur, barista, aide en cuisine), l’hôtellerie et les guesthouses (réception, ménage, check-in), les cafés, boutiques et parcs d’attractions.

Avec un bon niveau d’anglais (ou un peu de coréen), certains trouvent aussi des postes d’assistant de français, d’animateur dans des académies de langues, de soutien scolaire, ou des jobs plus saisonniers (événementiel, vendanges, promotions de rue). 

Limites d’horaires et restrictions légales

Le visa PVT H‑1 autorise le travail mais limite le volume horaire : la règle officielle est d’environ 25 heures par semaine, soit 1 300 heures par an, pour que l’emploi reste “accessoire” au séjour. Les Canadiens bénéficient d’un régime plus souple, mais pour les Français, cette limite hebdomadaire reste la référence à respecter.

Certains secteurs sont strictement interdits : tout ce qui touche aux établissements de divertissement pour adultes (bars “adult only”, clubs, hostess bars), aux professions réglementées (médecin, avocat, professeur diplômé, pilote) ou à des emplois jugés sensibles par le ministère de la Justice. En cas de contrôle, un dépassement d’horaires ou un job interdit peut entraîner une annulation de visa ou une expulsion.

Logement et installation sur place

Les premières semaines, beaucoup de pvtistes choisissent une guesthouse ou une auberge de jeunesse pour limiter le budget et garder de la flexibilité le temps de trouver un logement plus long terme. 

Pour un séjour de plusieurs mois, le plus courant est de passer en goshiwon, ces petites chambres individuelles très répandues autour des universités : le loyer mensuel se situe en moyenne entre 300 000 et 900 000 wons, soit environ 200 à 600 €, avec une fourchette typique à Séoul entre 450 000 et 600 000 wons (300–400 €) dans un quartier comme Hongdae. C’est la solution la plus simple pour un PVTiste solo qui cherche un logement meublé, sans dépôt énorme ni contrat compliqué.

Obtenir sa carte de résident étranger (ARC)

Tout PVTiste qui reste plus de 90 jours doit demander une carte de résident étranger, l’ARC (désormais souvent appelée “Residence Card”). Cette carte est indispensable pour ouvrir un compte bancaire coréen, signer certains contrats et prouver ton statut légal lors des contrôles. La demande se fait auprès du bureau de l’immigration compétent pour son adresse, sur rendez-vous via le site HiKorea.

La demande doit être déposée dans les 90 jours suivant votre arrivée en Corée, avec : passeport, visa H‑1, formulaire, photo d’identité, justificatif d’adresse (contrat de logement ou attestation), et frais d’émission d’environ 30 000 wons (20 €). Le délai est souvent de quelques semaines entre le dépôt et la remise de la carte, mais une version dématérialisée peut ensuite être consultée sur smartphone.

Questions fréquentes sur le PVT en Corée du Sud (FAQ)

Puis-je renouveler ou prolonger mon PVT en Corée du Sud ?

Le PVT Corée du Sud est prévu pour une durée maximale de 12 mois et n’est en principe pas renouvelable une deuxième fois avec un nouveau visa H‑1. Dans certains cas, une prolongation limitée peut être accordée par l’immigration (changement de statut, raisons exceptionnelles), mais ce n’est pas la norme et cela reste du cas par cas.

Non, parler coréen n’est pas obligatoire pour obtenir le visa PVT, et beaucoup de pvtistes arrivent avec un niveau débutant. En revanche, pour trouver un travail et s’intégrer (logement, démarches, vie sociale), un minimum d’anglais et quelques bases de coréen (lecture du hangeul, formules de politesse) facilitent vraiment le quotidien

Trouver un job sans coréen est possible mais plus limité : on vise surtout les cafés, restaurants, guesthouses, cours de français, ou certains jobs orientés étrangers/touristes. Sans coréen, il faut souvent accepter des horaires peu flexibles, des salaires parfois plus bas et une concurrence entre pvtistes importante sur Séoul.

Le PVT permet de suivre des cours de langue ou des petites formations à côté du travail, mais il n’est pas prévu pour un cursus universitaire complet (licence, master, etc.). Pour des études longues, il faut basculer vers un visa étudiant (D‑2 / D‑4), avec des conditions spécifiques (admission, preuve de fonds, assurance, etc.).

Oui, il est parfois possible de changer de statut sur place (vers un visa étudiant, travail, mariage, etc.), à condition de remplir les critères du nouveau visa et d’être accepté par l’immigration coréenne. Beaucoup de pvtistes utilisent le PVT comme “année test” avant de candidater à un visa d’études ou de travail plus stable.

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